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Un blog pierre sèche

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Ce blogue est un carnet de maçon pierre sèche (dit murailleur). Vous pouvez visualiser quelques-unes de mes réalisations, et obtenir de nombreuses informations sur la technique de la pierre sèche. C'est également un outil pour tous les auto-constructeurs.

This blog allows one to obtain and share information about dry stone. It is written in the form of a notebook of a landscape gardener and shows my projects (walls, retaining walls, calades, stairs) as well as my landscaping work.


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19 octobre 2011

Pierre sèche et histoire d'eau

Restauration d'un aménagement en pierre sèche en Ardèche cévenole. Le terrain est plein sud, très pentu et entièrement aménagé en pierre sèche. Les murs font souvent plus de trois mètres de haut afin de dégager des espaces suffisants pour la culture.

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Le lieu dit signifie source captée, et en effet c’est un petit paradis, protégé du mistral, bien ensoleillé, et surtout très bien arrosé grâce aux sources. Les bâtiments datent du 17ème et il semble qu’ils aient été relais de chasse pour les nobles de l’époque.

Les terrains à l’arrosage accueillent encore des cultures potagères, sinon les autres terrasses sont entièrement dédiées aux châtaigniers.

 

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Etat des lieux

Le mur de l’intervention est entièrement écroulé. Il est sur un niveau inférieur dans l’alignement de plusieurs bassins où l’eau qui s’écoule de la source est stockée (fig. 1).

Lors du démontage, nous constatons que sa profondeur est largement surdimensionnée, il fait plus d’un mètre de profondeur pour une hauteur d’à peine deux mètres. Certainement afin de bien drainer le sol arrosé et de résister plus longtemps aux poussées (fig. 2). Nous respectons cette profondeur lors de la reconstruction.

 

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Le mur fait plus d'un mètre d'épaisseur

Le mur démonté permet également de découvrir un système de touvières utilisées pour arroser les jardins de façon gravitaire à partir du bassin, et pour évacuer le trop plein d’eau venant de la source. Une première touvière dirige l’eau vers le jardin pour l’arroser. Une autre, qui débouche dans le mur que nous restaurons, sert également à l’écoulement du trop plein. Chaque touvière est composée d’un sol caladé sur lequel l’eau s’écoule, de murets en pierre sur les côtés supportant une dalle qui ferme et recouvre le dispositif. Afin d’éviter que l’eau ne s’infiltre dans le sol, les calades et les murets semblent avoir été maçonnés à l’argile et non à sec.

 

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Bassin principal où débouche la source

 

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L'eau est dirigée dans les touvières qui traversent les murs de soutènement successifs

 

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Le passage des touvières dans le terrain est repérable par les dalles

 

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Shéma d'une touvière

Le terrain est entièrement imbibé par l’eau au niveau de l’éboulement. Le trop plein d’eau de la source s’y écoule et ne trouve pas de passage. Impossible de dire si le mur s’est écroulé à cause de cette eau, ou si l’eau s’est retrouvée bloquée suite à l’éboulement. Dans tous les cas le mur a été sapé de la base, les pierres de fondation se sont affaissées sur le sol ameubli jusqu’à être en contre fruit. L’effondrement du mur a suivi.

 

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Le terrain est imbibé, notez les pierres de fondation affaissées en contre fruit

Les fondations sont reprises, la sortie de la touvière est dégagée et restaurée. Il est installé plusieurs exutoires au pied du mur afin d’éviter que l’eau n’y stagne, ce qui aurait pour effet de reproduire le phénomène de sape des fondations à long terme.

 

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Plusieurs exutoires permettent l'assainissement du sol

Le mur fini

 

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Autre article sur le sujet : Le drain d'un mur de soutènement en pierre sèche.

 

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24 septembre 2011

Le drain d'un mur de soutènement en pierre sèche

Les techniques de la pierre sèche, en tant que maçonnerie paysagère, font une large place au drainage et à la domestication de l'eau.

Le nouvel article de ce blog y est consacré en se focalisant sur les drains des murs de soutènement, il est édité sur le site du CERAV (Centre d'étude et de recherche d'architecture vernaculaire) et vous pourrez le découvrir en cliquant ici.

23 août 2011

Restauration d'un pierrier à Taulignan

Un pierrier, aussi appelé clapas ou clapier, est un tas de pierre.

 

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Lors des travaux de la terre, les pierres sont extraites du sol au fur et à mesure de leur apparition à l'air libre. Ce sont des pierres dites de croute qui se détachent de la roche mère et que les travaux agricoles exhument.

 

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Dans la vigne voisine, les pierres abondent

Le pierrier a pour principale fonction de stocker ces pierres hors de la zone de culture. Pour des raisons pratiques le but de ce stockage est d'utiliser le moins de superficie possible au moindre effort et sans demander trop de temps. Les endroits choisis sont les parties les plus incultes ou les moins gênantes pour les travaux agricoles de la propriété, affleurement rocheux, bords de chemin, limites de propriété.

 

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Le pierrier en cours de refection

De nos jours il est coutume d'apporter tout ce que l'on considère comme un déchet à la déchetterie, les pierres et les gravats y sont apportés à grand renfort de gaz-oil et de cout de travail pour ceux qui vont devoir les trier puis les stocker… ailleurs. Jusqu'à peu il ne serait venu à l'idée de personne de transporter des pierres pour les mettre en décharge, elles étaient stockées en pierrier, en fait en attente d'un probable travail de maçonnerie ultérieur, de réfection d'un chemin ou d'entretien d'un drain.

 

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Ornière comblée à l'aide des cailloutis stockés

Lors de la réalisation d'un de ces projets il suffisait alors de venir se servir dans le tas où les pierres étaient déjà triées. On y jetait également tous les déchets inertes, principalement les vaisselles cassées, bétons et terres cuites (en fait tous ce qui se retrouve également dans les drains de l'arrière des murs de soutènement en pierre sèche).

 

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On trouve souvent des os, ils rencontrent dans les pierriers et les drains les conditions parfaites pour fossiliser

Les techniques mises en œuvre pour la construction varient du simple stockage en tas au pierrier parementé. C'est le cas du pierrier restauré ici, il s'agit d'une construction de maçonnerie à pierres sèches car les pierres sont bâties et organisées lors de la réalisation du parement et lors du remplissage de l'intérieur du pierrier. Cela reste néanmoins une technique très sommaire et à la portée de tous.

 

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De mémoire du propriétaire, le pierrier est le résultat d'un stockage commencé dans les années 50, il stocke les pierres récoltées dans le jardin potager en bord de chemin. Il poursuit et s'adosse à un mur de clôture construit bien avant (l'aménagement en pierre sèche du lieu semble daté du milieu XVIIIè siècle, comme en témoigne un enclos avec bassin et source où apparait un millésime.

 

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Millésime du bassin (copyright Isabelle Biolley)


Le pierrier s'est éboulé en deux points

 

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Point 1 : le parement s'est éventré, une pierre de fondation a basculé, les cailloutis ont coulé hors du pierrier. On le remonte en donnant du fruit aux pierres et en les croisant bien. Le fruit suffit à contenir la poussée des plus petites pierres stockées à l'arrière. On procède en montant le parement avec les plus grosses pierres aussi appelées pierres à bâtir, et en remplissant ensuite l'intérieur avec les pierres plus petites impropres à la construction.

 

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Point 2 : attention un parement peut en cacher un autre. Ici le parement est tombé et révèle un autre parement juste derrière, ceci nous indique que le pierrier a été agrandi pour contenir de nouvelles pierres exhumées lors des labours.

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La restauration terminée

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9 août 2011

Retirer le lierre d'un mur en pierre sèche

Lorsqu'un mur en pierre sèche est envahi par le lierre il menace à plus ou moins longue échéance ruine. En effet les tiges de lierre en grossissant disjointent les pierres qui perdent ainsi leur équilibre. Cependant la présence du lierre sur un mur en pierre sèche est à double effet, dans un premier temps le lierre s'accroche aux pierres et les maintient liées entre elles en renforçant leur cohésion.

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Il se crée ainsi un équilibre lierre/maçonnerie pierre sèche que l'on ne dérange pas sans risquer de fragiliser le mur. Ce n'est que lorsque le lierre a pris beaucoup de vigueur que l'équilibre du mur est menacé, ses tiges font alors tomber les pierres.

 

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Enlever le lierre déjà implanté sur un mur n'est pas une affaire si simple qu'il y parait. Il faut réussir à réduire le lierre sans déséquilibrer les pierres du mur.

Pour cela un seul outil le sécateur, et de la patience car il s'agit de couper tout ce qui entoure le mur sans faire bouger une seule pierre !

Pour cela les tiges de lierre seront tronçonnées autant de fois qu'il le faudra pour ne pas forcer sur les parties inclues dans la maçonnerie. Commencez chaque action doucement et domptez votre force, dès qu'une pierre bouge arrêtez tout et jouez du sécateur pour enlever la portion de tige sans ébranler les pierres.

 

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Tige de lierre dans la maçonnerie

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On ne peut pas tirer sur la tige sans que les pierres bougent. Une partie de la tige s'enfonce dans le mur

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Section des parties hors mur de la tige

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Enlever les parties sectionnées

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Recommencer l'opération sur toutes les parties

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La partie insérée dans le mur est laissée, on n'y touche pas

Il arrive que des cales tombent lorsque l'on tire sur le lierre, repérez bien où elles étaient et surtout remettez les exactement là et comme elles étaient placées.

 

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Une cale est tombée lors du nettoyage

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Elle est remise immédiatement à sa place avant d'en avoir perdu l'emplacement

Le nettoyage terminé, tout n'est pas encore gagné.

Il vous reste tout d'abord à effectuer la même opération l'année suivante pour éviter que le lierre ne reprenne le dessus. Vous aurez également à gérer le mur lui même, en effet les tiges inclues dans la maçonnerie vont pourrir et disparaitre. Elles laissent un vide qui peut destabiliser certaines pierres, vous devrez alors les recaler afin que le mur tienne.

 

28 avril 2011

La pierre sèche à Taulignan

La technique de la pierre sèche se retrouve sur tous les continents. Elle est principalement utilisée pour la gestion des sols et elle structure les zones d’activités pastorales et agricoles. Sont construits en pierre sèche des soutènements de terrains pentus (toujours accompagnés d’escaliers et de rampes d’accès entre les différents  niveaux), tous les ouvrages de drainage des sols (drains, touvières…) et de stockage de l’eau (aiguiers, puits…), des murs de clôture (en zone pastorale ou pour protéger les zones de culture), des chaussées et des chemins (calade).

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Mur en pierre sèche au premier plan et rempart de Taulignan en fond

La pierre sèche a aussi été utilisée pour d’autres ouvrages adaptés aux activités humaines tels des apiers*, des aires de battage, des zones de sèchage des fruits, et du petit bâti pour abriter les bêtes (poulaillers, bergeries, enclos…) ou servir de remise ou de cabane (par exemple les bories).

L’utilisation de cette technique débute au néolithique avec l’invention de l’agriculture. Le travail de la terre exhume alors les pierres du sol. Cette nouvelle ressource encombrante trouve son utilité dans l’aménagement des sols pour optimiser la production agricole et pour construire l’habitat. Avec la nécessité de l’épierrement des cultures commence donc le travail de fourmi des générations successives et qui débouche aujourd’hui sur l’aménagement des terroirs actuels. La maçonnerie à pierre sèche a alors la particularité d’être mise en œuvre par tout le monde et, même si certains en font une spécialité professionnelle**, tout un chacun en connaît les principes et les applique pour son propre lopin de terre.

 

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Dalles dressées de clôture

Le terroir de Taulignan en plus de tous ces ouvrages possède la particularité d’avoir été la zone d’extraction d’une pierre calcaire de grande qualité. Ont alors été extraites des dalles de pierre qui bordent encore aujourd’hui les chemins, séparent les parcelles, traversent les ruisseaux ou les canaux, dirigent les eaux dans les touvières.

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Mur en pierre sèche avec couronnement en pierre clavées

Construire à pierre sèche consiste à maçonner en utilisant seulement de la pierre sans aucun apport de liant quel qu’il soit. Pour que l’ouvrage tienne, tout le travail consiste à jouer sur l’équilibre des pierres. Le poids des pierres est au final l’unique liant qui permet à l’ouvrage de tenir. On dit que l’on à faire à des murs poids et le principe de base est de créer un ouvrage se comportant comme un monolithe.

Si le principe en est très simple, la mise en œuvre n’est pas toujours aisée à réaliser.

Pour résumer on peut dire que pour réussir une bonne maçonnerie en pierre sèche il faut respecter méticuleusement 5 règles lors de la pose de chaque pierre :

L’assise qui permet à chaque pierre d’appuyer de façon stable sur les pierres du rang inférieur.

Le croisement qui assure la répartition du poids et des forces qui lient les pierres les unes autres.

Le blocage qui cale les pierres entres elles sur leurs faces de joint et d’assise pour éviter qu’elles puissent glisser ou bouger dans la maçonnerie.

Le fruit qui donne à l’assise de chaque pierre une inclinaison par rapport à l’horizontale. Cette inclinaison a pour but de diriger la force exercée par le poids du mur vers l’intérieur, augmentant ainsi sa stabilité.

Le parement. Si cette cinquième règle ne participe pas de la solidité du mur elle reste néanmoins primordiale car elle donne l’aspect final soigné et esthétique du mur.

Chaque ouvrage a également des particularités techniques induite par son utilité finale, ainsi les murs de soutènement sont toujours doublés côtés talus d’un drain composé de cailloutis qui réduit la poussée des sols, retarde l’infiltration des particules de terre et permet un drainage optimum, Les murs de clôture ont la particularité d’avoir deux faces de parement, les bories développent  la technique dite de l’encorbellement pour créer une toiture ...

Tout en respectant ces cinq règles il est possible de construire en pierre sèche de manières très différentes. Le terroir de Taulignan permet d’en voir quelques exemples très emblématiques :

Les murs d’épierrement et les clapiers. Les pierres brutes sont empilées en murs et en pierriers au fur et à mesure de leur extraction de terre lors des labours. Le but de ces constructions est uniquement de libérer de l’espace de culture au moindre effort et le plus rapidement possible. La maçonnerie qui naît de ces empilements est brute et permet de stocker la pierre sur la plus petite surface possible dans l’attente d’un usage ultérieur.

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Pierrier

La maçonnerie croisée. Il s’agit de maçonner les pierres brutes dans leur lit, à plat afin que le poids s’exerce verticalement et se répartisse de haut en bas de la structure du mur créant ainsi une structure monolithe comme tissée pierre par pierre.

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Croquis d'un mur en maçonnerie croisée

 

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Photo d'un mur en maçonnerie croisée

La maçonnerie clavée. Les pierres brutes sont alors posées en délit, la force verticale du poids est alors dirigée latéralement sur les pierres voisines. La structure ainsi maçonnée est beaucoup plus solide et résiste mieux aux poussées latérales qui s’exercent sur le mur. Cette technique est assez courante à Taulignan, souvent associée à la plantation d’arbres qui en grandissant accentuent la poussée latérale des pierres les unes sur les autres, ce qui a pour effet de renforcer la solidité du mur.

C’est également une technique utilisée pour le couronnement des murs lorsque l’on ne dispose pas de pierres suffisamment lourdes pour le lester.

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Croquis de mur en maçonnerie clavée

 

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Photo de mur en maçonnerie clavée

La maçonnerie à joints vifs. Toutes les pierres sont taillées et reprises pour être ajustées de façon idéale. Il s’agit d’une maçonnerie savante que certains spécialistes ne considèrent pas comme de la pierre sèche tellement sa mise en œuvre demande du temps et du savoir faire. Il s’agit souvent d’une maçonnerie mise en œuvre par les ponts et chaussées au XIXè et début XXè pour soutenir les talus de bords de route.

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Mur en maçonnerie clavée

*Un apier est un rucher

**ils sont appelés murailleurs en Provence depuis le XVIIè

Article publié dans le journal de l'Association des 11 tours, Taulignan (Drôme).

 

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11 avril 2011

Mur-murs de préhistoire. Se loger en Pic Saint-Loup à l'âge du cuivre

 Exposition du 19 mars au 26 juin 2011 au musée du Pic Saint-Loup les Matelles (Hérault) - 04 99 63 25 46

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Cette exposition est le resultat du travail archéologique de Jacques Couralou et Jean Gascò qui a abouti à la parution d'un livre "Autour du Pic Saint-Loup à l'Age du Cuivre" aux éditions des Archives d'écologie préhistorique, Toulouse 2011 (178 pages).

Je vous invite vivement à aller découvrir cette excellente exposition dédiée à l'habitat à l'âge du cuivre et donc ... à la pierre sèche.

Dans le musée lui-même, référence est faite à une calade vieille de 300 000 ans retrouvée dans la grotte d'Aldène (Hérault).

L'exposition est très didactique, complète, elle aborde les aspects de la vie humaine à l'âge de cuivre à partir de l'analyse de l'espace habitat. Soutenue par de très belles maquettes et par des panneaux très bien structurés, un voyage dans le temps réussi.

 

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Maquette d'habitat, réalisation de Jacques Coularou d'après les fouilles d'Henri Canet. Hameau du village chalcholithique de Cambous

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Reconstitution d'intérieur (dessin de L. Jallot)

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Analyse de l'utilisation de l'espace (dessin J. Gascò)

La pierre sèche y est très présente, y sont analysées les techniques de construction et leur adaptation aux besoins des utilisateurs de l'époque. Un régal pour le murailleur.

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Détail du panneau dédié aux remises (Copyright Luc Jallot)

Contrairement à ce que j'ai appris, les "bories" et la technique de l'encorbellement pour en réaliser la toiture auraient déjà été maitrisées à l'époque, comme en atteste les recherches de ces archéologues. Ces ouvrages auraient surtout été des remises et des lieux de stockage.

Cf: - "Boussargues. Une enceinte Chalcolithique des garrigues du sud de la France", par Jacques Coularou, Frédéric Jallet, Albert Colomer, Jean Balbure, édition Archives d'écologie préhistorique, 2008.

- Boussargues, un habitat ceinturé chalcolithique, par Albert Colomer, Jacques Coularou et Xavier Gutherz, Collection documents d'archéologie française, édition Maison des Sciences de l'Homme de Paris, sans date

 


 


 


 Pour information à partir du 8 juillet 2011, nouvelle exposition au musée des Matelles

"Futur Antérieur"

 

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Au début du 5ème millénaire, grâce à d’émouvants témoignages matériels savamment interprétés par les archéologues, resurgit un monde fascinant, mystérieux et depuis longtemps oublié : le nôtre…
Que restera-t-il de nous dans 2000 ans ? Que comprendraient de notre mode de vie d’éventuels archéologues futurs ? Tel est le sujet de l’exposition d’anticipation Futur antérieur, qui présente pour la première fois de précieux futurs anciens vestiges de notre époque, éclairés sous un jour nouveau. Une plongée drolatique et tendre dans l’univers de l’archéologie fiction.

Vernissage public de l’exposition : le vendredi 8 juillet 2011 à 18h


S'y rendre:
MUSÉE DU PIC SAINT-LOUP
Rue des Consuls (dans le centre médiéval, derrière le clocher de l'église)
34270 LES MATELLES

Renseignements :

04 99 63 25 46 / 04 67 55 17 00
museedupicsaintloup@ccgpsl.fr
musee-picsaintloup@orange.fr

Horaires d’ouverture
De juillet au 15 septembre : tous les jours, de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 19h00
Du 16 septembre au 30 octobre: mercredi, samedi et dimanche de 14h00 à 18h00

Tarif: 3 euros/adulte
Gratuit pour les moins de 12 ans et étudiants
Pass musée / Halle du Verre: 5 €

mis à jour le 6 juillet 2011
 

10 avril 2011

Utiliser les affleurements rocheux

Lors de la construction de murs en pierre sèche il est idéal de les fonder sur les affleurements rocheux. Quitte à changer vos plans d’aménagement, les roches dégagées lors du terrassement préparatif vous permettront de construire des murs solides s’inscrivant dans le paysage et optimisant l’utilisation de l’espace.

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Etat initial du talus avant intervention

Ce fut le cas lors de ce chantier de restauration d’un mur de soutènement en pierre sèche. Le mur initial s’appuyait sur la roche et était souligné par un talus envahit par les chênes kermès.

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Le décaissement du talus découvre un banc rocheux

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Le démontage du mur découvre le banc rocheux superieur sur lequel il était fondé

Lors du décaissement et du nettoyage du talus la structure rocheuse du talus a été mise à jour. Plusieurs couches de roches se superposent, celle sur laquelle s’appuyait le mur initial surplombe une couche inférieure qui empiète sur la plate bande inférieure.

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L'escalier s'inscrit dans la roche

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Le mur et l'escalier sont construits simultanément

Plutôt que de faire disparaître cet affleurement pour égaliser le terrain, il va être utilisé pour implanter un escalier. L’escalier s’inscrit dans la roche tout en y trouvant appui.

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Au bout du mur, à l'ombre du figuier, un banc en pierre sèche est insallé. Le chantier est terminé.

 

19 mars 2011

Soutènement en pierre sèche sans talus

Les projets de soutènement paysagers sont toujours destinés à soutenir un talus. Cependant, si la plupart sont construits à même un talus existant, certains sont construits avant que le sol du talus soit importé sur le terrain.

Ces deux cas de figure n’entrainent aucune différence lors de la construction de la maçonnerie du mur de soutènement en pierre sèche lui-même.

La différence réside dans la gestion et la mise en place du drain.

Le drain est composé de cailloutis non maçonnés mais tassés, il est installé entre la maçonnerie du mur et le sol que celui-ci soutient.

- il sert de tampon entre le sol et la maçonnerie

- il draine comme son nom l’indique le sol à l’arrière du mur

- il filtre les particules de terre et évite qu’elles envahissent trop vite la maçonnerie

- il évite une poussée directe du sol sur la maçonnerie du mur lors de son augmentation de volume après une période pluvieuse.

Lors de la construction d’un mur de soutènement contre un talus existant, le drain est installé à l’arrière de la maçonnerie au fur et à mesure que le mur monte. Il comble l’espace entre le mur et le talus.

 

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 Profil général du drain à l'arrière d'un mur de soutènement en pierre sèche lorsque celui-ci a été construit contre un talus existant.

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Vue d'un chantier de construction de mur de soutènement sur un talus existant. Le drain est installé au fur et à mesure entre la maçonnerie et le sol du talus.

 

Lors de la construction d’un soutènement avant l’installation du talus il n’est pas possible de procéder ainsi. Le mur est construit sur toute sa hauteur et l’installation du drain est une action totalement indépendante et ultérieure. Il en résulte un profil du volume du drain très différent. Celui-ci est alors très large au bas du mur et sa profondeur se réduit en triangle vers le haut du mur.

 

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Vue de l'arrière d'un mur de soutènement en pierre sèche construit avant la mise en place du talus et du drain

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Vue de l'ensemble d'un aménagement de soutènement en pierre sèche construit avant la mise en place du drain et du talus

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Le même aménagement une fois remblayé, notez la présence du drain entouré de géotextile

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 Contre l'arrière du mur visible sur cette photo le drain composé de cailloutis à été posé, il reste à remblayer le talus

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Profil du drain lorsqu'il est posé à l'arrière d'un mur de soutènement avant le remblayage du talus.

 

Il arrive de retrouver cette configuration du drain lors de la restauration d’un vieux mur de soutènement, cela peut indiquer que le niveau de la terrasse supérieure n’est pas « naturel » et est le résultat d’un remblai postérieur, soit par assolement, soit par apport de sol.

22 novembre 2010

Traces de vie

Le dernier chantier réalisé fut la restauration d'une borie à La-Ciotat. Elle a certainement été construite au XIXè, un voisin de 80 ans se souvient de l'avoir toujours vue. Posée sur le roc, avec ses murs d'un mètre d'épaisseur, elle est encore très saine et semble pouvoir durer encore longtemps.

 

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Elle est le témoin du grand changement de paysage et d'environnement qui a eu lieu lors du dernier siècle. Sa naissance coïncide certainement avec l'épierrement de la parcelle sur laquelle ont été plantés les oliviers encore présents, elle est alors destinée à servir de cabane rurale, de relai et d'abri loin du foyer. Le quartier était alors loin de la ville et entièrement consacré à l’agriculture. Avec la mécanisation et l'urbanisation du XXè elle tombe en friche comme en témoigne les souches de pins maritimes qui avaient colonisé la parcelle. Aujourd'hui c’est l’un des derniers terrains à bâtir non encore bâtis, une villa est en cours de construction.

Diverses traces de vie observées lors de la restauration permettent de pointer les moments successifs de son utilisation.

 

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Le placard qui servait à entreposer et à ranger

Une niche secrète. Cette niche a été élaborée lors de la construction du mur dans lequel elle s’inscrit.

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la niche n'est pas visible dans la structure du parement

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pourtant une des pierres cache un secret

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l'accès à un placard caché

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le bras y entre entièrement et la main découvre un espace de rangement

Au XIXè la cabane est l'espace des hommes, loin du foyer, la légende dit que les niches secrètes servaient surtout à cacher les bouteilles d'alcool lors de la visite de la famille, c'est certainement une légende.

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Deux verres posés sur le rebord à l'entrée n'ont plus été touchés. Recouverts de feuilles mortes ils sont restés exactement là où pour la dernière fois on les a posés après s'être désaltéré. Une trace de vie fossile de l'organisation des derniers utilisateurs agricoles ?

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Puis vient la friche et l'abandon, les objets entreposés dans la borie se recouvrent de poussière, les bois plantés dans les murs pour les accrocher y sont toujours.

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Des enfants viennent y jouer, ils prennent le relai et écrivent leur nom sur les pierres à la craie.

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Un peu plus grands est-ce l'un d'entre eux qui a essayé un tag ?

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Aujourd'hui une nouvelle vie s'ouvre à elle, la parcelle a été clôturée, une maison se construit, elle devient cabane au fond du jardin.

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10 novembre 2010

Lits et délits

Les pierres sédimentaires sont issues d'un empilement de sédiments déposés les uns sur les autres, couche après couche, au cours du temps.

Ces couches font encore partie de leur constitution, elles restent hétérogènes quoique réunies pour former une même pierre.

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Sédiments à l'origine des pierres

Les pierres sédimentaires sont issues d'un empilement de sédiments déposés les uns sur les autres, couche après couche, au cours du temps.

Ces couches font encore partie de leur constitution, elles restent hétérogènes quoique réunies pour former une même pierre.

Cette hétérogénéité peut être mise en évidence de façon mécanique, en tapant sur la pierre, celle-ci se fissure alors exactement entre deux couches.

Elle peut aussi apparaître sous l’effet des intempéries, humidité et gel.

On dit que la pierre se délite.

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Déliter une pierre tapant perpendiculairement à son lit

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Cet empilement de sédiment a été réalisé selon les lois de la gravité, la pierre que vous avez dans les mains pour bâtir garde la mémoire de ce processus.

Le respecter est l'un des facteurs qu'il faut prendre en compte lorsque l'on construit avec de telles pierres.

Tournez la pierre dans vos mains, vous pouvez la maintenir dans l'axe où elle se trouvait lors de sa fabrication, ou la placer perpendiculairement à cet axe.

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Pierre dans son lit

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Pierre en délit, on voit sur la photo les strates de sédimentation

Lorsque l'on retrouve l'assise initiale de la pierre, il est dit que l'on pose la pierre dans son lit.

Lorsqu'on lui donne un angle accentué par rapport à cette assise, il est dit que l'on place la pierre en délit.

Un mur en pierre sèche est constitué de pierres posées les unes sur les autres. Le construire nécessite de respecter plusieurs règles dont celle de la répartition du poids. Sur chaque pierre repose le poids des pierres placées sur les assises supérieures, chaque pierre repose elle-même sur les pierres des assises inférieures.

En pierre sèche le poids est en quelque sorte utilisé à la place du liant et bloque les pierres entre elles. C'est le seul mortier et tout l’art de construire en pierres sèche consiste à dompter la force qu’il exerce.

Sur chaque pierre d'un mur s'exerce une très forte pression verticale due au poids des autres pierres, si celle-ci vient à faillir c'est tout le mur qui menace de s'effondrer.

Les pierres sédimentaires ont la particularité de supporter le poids des montagnes tant qu'elles le reçoivent perpendiculairement à l'axe de leur lit. Elles ont par contre le défaut de se déliter lorsque ce même poids s’exerce dans l’axe des lits.

II est donc nécessaire de construire en pierre sèche en respectant scrupuleusement cette particularité des pierres sédimentaires.

Elles doivent toujours être bâties dans leur lit.

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Ce mur est constitué de pierres gélives posées dans leur lit, il reste en fonction sans grands désordres grace au poids qui maintient chaque pierre à sa place une fois délitée par le gel et les intempéries.

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Une pierre posée en délit a gelé. Le poids du mur a entrainé un affaissement à son niveau.

Cette particularité permet, en pierre sèche, d’utiliser des pierres relativement gélives. En effet, lorsque celles-ci se délitent sous l’effet du gel, les pierres fissurées continuent à recevoir le poids du mur, ce qui les maintient morcelées dans la maçonnerie. Chaque morceau réagissant comme l’aurait fait une pierre que vous auriez maçonnée.

 Comme pour toute règle il y a des exceptions, la plus notoire concerne la maçonnerie clavée (dont vous pouvez voir un exemple dans cet article). Les pierres sont alors systématiquement placées en délit. Ceci pour prendre en compte le fait que la force qui s’exerce sur la pierre est alors latérale et non plus verticale. Placer alors la pierre en délit est nécessaire pour que la force qui s’exerce sur elle soit perpendiculaire à l’axe des lits.

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